Harold Crick (Will Ferrell), contrôleur fiscal tout à fait ordinaire, se réveille un matin en entendant une voix de femme décrivant ses faits et gestes ainsi que ses pensées les plus intimes. Déboussolé, Harold perd vraiment pied lorsqu'il entend cette voix annoncer sa mort prochaine. Il s’agit en fait de Kay Eiffel (Emma Thompson), en panne d’improvisation depuis dix ans, s’apprête à exécuter son neuvième personnage (elle ne sait écrire que des drames…) Seulement voilà : le Harold Crick qu’elle a imaginé existe et il n'entend pas finir sa vie. La confrontation entre 'l'oeuvre' et sa créatrice devient vite inévitable.
L’acteur principal, Will Ferrel : inexpressif, unidimensionnel. Ce qui n’est pas sans charme. Il faut aller au-delà du caractère un peu cliché du sujet pour en apprécier les réels questionnements. Le réalisateur joue sur des effets de mise en abyme intéressants, mais qui sont parfois gâchés par un souci de rythme et de construction. Hollywood et son obsession du happy end ne parviennent qu’à affadir le scénario inventif et brillant, joliment mis en images. D’autant qu’Emma Thompson est épatante en romancière déglinguée, égoïste et féroce. L’autre bonheur du film, c’est Maggie Gyllenhaal, éblouissante de fantaisie dans un rôle de pâtissière révolutionnaire, refusant de payer des impôts qui financeraient la politique extérieure des Etats-Unis… Mais l’alchimie un peu bancale entre elle et lui ne nous fait que peu croire à leur éventuelle histoire d’amour, dommage.
Quelques effets de surprise sont du plus bel effet, mais ces éléments restent noyés dans un ensemble un peu « mou »., mais qui pose de bonnes questions, comme : « et si la vie n’était qu’un roman ? »