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Par Effraction -Binoche in London-

Un architecte bobo (Jude Law) installe courageusement son prestigieux cabinet à King’s Cross, un quartier de Londres en pleine réhabilitation. Très vite, les bureaux sont cambriolés. Pour mettre fin aux vols, et peut-être aussi pour échapper à une vie de famille étouffante entre une épouse toute-puissante et une petite fille autiste, il enquête lui-même. En suivant l’un des voleurs, il pénètre dans un monde insoupçonné, à quelques pâtés de maisons : celui de ce jeune garçon et de sa mère, une réfugiée bosniaque qui survit grâce à des travaux de couture (Juliette Binoche, parfaite). Mû par un mélange de curiosité, d’esprit de revanche et de désir d’aventure, l’architecte lie connaissance. Bien sûr, il va tomber sous le charme de l’immigrée. D’ailleurs, à c e propos, allez le voir en VO pour profiter de l’accent de Binoche ! 

Le film se décompose en deux parties donc, une première dans laquelle  le réalisateur et son acteur fétiche nous dressent le portrait d'une classe sociale pleine de certitudes et de bonnes intentions qu'un rien peut faire basculer. Un portrait à la fois juste et cruel, où l'ont ne sait pas trop si les personnages sont naïfs ou hypocrites. Dans la seconde, celle de la rencontre avec Juliette Binoche, c'est le portrait de l'immigration qui est dessiné avec compréhension et émotion.

Par effraction, c’est un film sur la mixité urbaine, le télescopage entre deux univers qui se côtoient mais s’ignorent. Le jeune voleur est coupable, certes, mais avant tout victime : de l’histoire de son pays, de l’exclusion, de sa condition sociale qui lui interdit de devenir, lui aussi, architecte. Quant au héros, cette infortune lui ouvre des horizons : une « planque » inattendue et savoureuse en compagnie d’une prostituée pleine de bon sens; et surtout la rencontre avec cette couturière dont la vie, les désirs, les ambitions diffèrent tant des siens.

Londres (je veux y retourner !) se prête à merveille au déniaisement amoureux de l’architecte, et se montre très  propice à mettre en lumière les inégalités de condition. On en regrette d’autant plus le dénouement curieusement fleur bleue qui tombe un peu à plat.

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C
hé mec, tu sais ce qui serait ouf? De serait que tu mettes à chaque fois les titres des versions américaines. Comme tu les regarde en VO ca ne devrait pas poser de problème! ;)<br /> Allé, merci pour les infos!
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