Ils sont issu d’une branche florissante du rock indé, tout comme les Mercury Rev, Flaming Lips et consorts dont ont connait les racines : le folk-rock américain et ses ramifications psychédéliques.
Leur deuxième album s’impose avec aplomb, et avec toutes ses finesses. On trouve dans les chansons de Midlake, romantisme anachronique, vocalises au miel sauvage, rêvasserie avec violon ; et même quelques nappes de synthé frisant le mauvais goût.
Douze titres, avec autour une ficelle vaguement conceptuelle : le "Van Occupanther" du titre est un personnage de savant excentrique et solitaire, mis au ban de la communauté scientifique. C’est lui que représente Smith (le leader du groupe) sur la pochette, sanglé dans un costume doré. Une seule chanson lui est consacrée, les onze autres évoquant des contrées lointaines des US.
Van Occupanther est joli, aérien le ton se fait toujours aussi plaintif et mélancolique tout en étant davantage assuré : une fois qu’on laisse traîner une oreille sur la musique de Midlake, il devient dès lors impossible de s’en détacher. La chair de poule vous gagne, l’envie d’écouter de nouveau se fait sentir, il est alors difficile de ne pas être envoûté par cette pop folk intemporelle, géniale et brillante.