La mondialisation, en accroissant l'interdépendance entre les peuples du monde, a renforcé le besoin d'une action collective mondiale et l'importance des biens publics mondiaux.
Des trois ans qu'il a passé au sein de la Banque Mondiale, Joseph E. Stiglitz nous dresse un constat désolant : il démontre que les règles économiques mondiales sont fixées en fonction des intérêts des riches et des puissants et que la mondialisation appauvrit davantage les plus démunis et entretient une instabilité macro-économique chronique. De graves erreurs sont commises, d'où les échecs à répétition et l'enfermement des pays les plus pauvres dans un cercle dont ils ne pourront sortir si une prise de conscience et une réforme efficace des institutions n'ont pas lieu. Il ne se contente pas de dresser ce constat alarmiste, le prix Nobel d’économie 2001, propose quelques voies par lesquelles le fonctionnement des institutions internationales pourrait être amélioré afin de favoriser véritablement le développement, la croissance et la stabilité mondiale.
A retenir : "Parfois, quand la marée monte vite, en particulier par gros temps, elle projette les embarcations les plus frêles contre les rochers de la côte et les réduit en miettes. "