C’est vrai, en près de 15 ans de carrière, Timbaland n’a cessé de démontrer son génie, imposant maintes fois son nom en haut des charts, tout en faisant avancer la musique populaire avec innovation et qualité. Pas franchement fan de RNB ni hip hop, plutôt orienté vers le pop rock, j'ai pris une véritable claque en écoutant cet album! Mélange des styles notamment des featurings avec The Hives, Justin Timberlake, Missy Elliot, Elton John, Fall out Boy... Un album très éclectique et innovateur!!! Un régal pour les oreilles, a n'en pas douter l'album qu'il faut avoir Cette volonté de marquer le monde de la musique en empruntant une telle multitude de chemins se révèle bel et bien risquée... Même si certains morceaux sont presque de mauvais gout, l’album est vraiment pas mal… Une suprise!
par Baptiste Ligot
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Téhéran 70s : Marjane, huit ans, songe à l'avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les évènements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah. Mais bien vite arrivent les heures sombres de la guerre Iran-Irak et elle se retrouuve expédiée par ses parents dans une école privée catholique à Vienne. Revenue en Iran après une dépression suite à une déconvenue amoureuse, elle découvre qu’en dépit des années écoulées le régime ne faiblit toujours pas et que les miliciens de la vertu écument la ville pour traquer la moindre mèche de cheveux ou empêcher les filles de courir dans la rue parce que « ça fait bouger leurs fesses de manière impudique ».
Persepolis ridiculise l’Iran de la dictature islamique, mais Satrapi n’est pas une caricaturiste. Loin s’en faut. Elle attaque par l’anecdote, le souvenir émouvant, raconté sans aucun sentimentalisme. Son séjour occidental, période pendant laquelle elle fréquente une bande de punks nihilistes, n’est pas une période particulièrement heureuse. Elle épingle avec le même humour les travers de la société occidentale nantie et le recul des droits individuels dans son pays natal en proie aux démons d’une idéologie bornée.
Tourné à peu près entièrement en noir et blanc, adaptant pour l’écran la simplicité élégante du coup de crayon de Satrapi (que je ne connaissais pas avant le film, mais que j’ai envie de découvrir très vite !), Persepolis propose un dessin animé d’un nouveau genre, très atypique puisque les enfantillages d’une gamine y coexistent avec des apparitions de Marx, des problèmes de puberté avec des exécutions d’opposants politiques. Les voix ( Deneuve, Darieu) nous entrainnent très vite au cœur de cette très belle histoire, Prix du Jury ex-aequo à Cannes.
par Baptiste Ligot
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Il y avait eu l’éponyme rock’n’roll explosif « BMRC » (pour Black Rebel Motorcycle Club) en 2000. Puis le bruyant mais 100% pur rock « Take Them On, On Your Own » en 2003 et l’apaisé « Howl » en 2005. Le successeur, plus pop rock, plus électrique, se nomme Baby 81 et est sorit fin avril. Je sais, j’ai plus d’un mois de retard… Baby 81 c’est en fait le 81ème enfant arrivé dans un des hôpitaux de la région touchée par le Tsunami qui a été reconnu par neuf mères différentes. Triste désespoir…
Les trois californiens de Black Motorcycle Club ont l’art de la transformation. Le petit dernier ne déroge pas à la règle. L’attitude est louable. Les artistes qui savent se renouveler deviennent rares. Déroutant pour certains, géniaux pour d’autres, les bikers obtiennent maintenant reconnaissance de la critique alors qu’ils passaient relativement inaperçus à leurs débuts. Sur cet opus, l’influence pop rock est déterminante. On reconnais Oasis, Nova Star (surtout la voix) voire Supergrass sur certins des des titres. On a aussi des passages très électriques style The Kills. Par contre on s’éloigne de l’influence des Strokes. Le single Weapon Of Choices est un bon rock entraînant qui fleure bon l’huile, la poussière et la transpiration. Du bon noisy rock sachant rester élégant et sombre.
par Baptiste Ligot
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A deux minutes à pieds gare de Lyon, j’ai découvert un bistrot pas comme les autres...
On y retrouve bien un décor typiquement bistrotier: les banquettes rouges, les moulures au plafond, les grands miroirs et le zinc patiné qui repose sur un carrelage coloré, et même de la saucisse sèche accrochée au plafond!
Mais surtout, on y goûte aussi une cuisine simple et savoureuse accompagné d’un accueil et d’une l'ambiance avec un réel un charme qui attire une vraie clientèle d'habitués.
L'ardoise affiche une cuisine inventive et appétissante ; a des prix tout à faits raisonnables (entré plat dessert pour 25€). Avec un tel accueil, une cuisine rondement réalisée, des produits qui ne badinent pas avec la qualité et de bons petits vins... Entre les vignes vous promet un repas plein de promesses tenues !
Feist est vraiment une artiste à part, un brin folle… Difficile d'imaginer la vie qu’elle a pu mener avant The Reminder : Diva punk adolescente, elle pousse ses premières notes au sein d'un groupe punk, puis du collectif Broken Social Scene, précurseur de l'indie-rock sur la scène musicale canadienne… Mais c'est sur l'album Let it die que le public français découvre son timbre de voix tour à tour doux et caressant.
Feist nous avait donc déjà séduits avec son premier opus, et deux ans plus tard, la revoilà avec un petit bijou de musique. 'The Reminder' marque une véritable évolution dans la carrière de l'artiste. Feist nous livre ici un disque accompli, qui met en avant un timbre assuré. C'est d'ailleurs ça qui rend cette artiste unique : une voix divine, qui caresse autant qu'elle émeut. Un brin éraillée, cristalline, légère et d'une finesse incroyable. Tel du cristal. Ce bercement vocal s'accompagne d'une mélodie simple, toujours juste. Quelques riffs de guitare, quelques touches de piano, des claquements de mains. Cette simplicité presque organique confère à 'The Reminder' une mélancolie authentique. Globalement calme voire apaisant, l'album contient quelques morceaux plus énergiques, entre rock, pop et folk.
'The Reminder' semble chercher un retour aux sources, là où la musique trouve sa richesse et sa complexité dans la simplicité d'une guitare et des sons essentiels de Dame Nature. Cette quête naturelle, appuyée par la tendresse de Feist, donne une tonalité sincère à cet album. Une belle réussite!
par Baptiste Ligot
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'The Good, the Bad and the Queen' est un album issu du dernier projet de Damon Albarn (Blur/Gorillaz) , Paul Simonon (The Clash) , Tony Allen (Africa 70/Fela Kuti) et Simon Tong (The Verve). Ce quatuor rend un hommage sincère à Londres, au travers d'une série de lettres et de récits historiques, d'images arrêtées sur le quartier de Portobello Market.
Il n’y pas si lngtemps de ça, on aurait appelé ça un super groupe. Aujourd’hui, la suspicion ambiante tendrait à craindre le montage commercial, voire la déception. Mais ces pointures se sont visiblement alliées pour le meilleur. L'album impose toute sa classe, sa finesse et son originalité. Albarn compose des mélodies très pop, légères et agréables, un peu à la Gorillaz, de celles que l'on peut écouter à l'infini sans s'en lasser. Quelques choeurs aériens bien placés, une rythmique subtile, des sonorités chaleureuses enrichies de touches électroniques plus fraîches. Simple et beau. Là-dessus, le bassiste pose ses notes arrondies et puissantes, poussant les compositions dans des retranchements pleins de groove, qui ne sont pas sans rappeler les superbes titres influencés dub ou reggae des Clash.
Consacré donc à Londres, l'album revisite aussi les nombreux mouvements issus ou passés par la capitale anglaise. De la pop sucrée à la britpop, du music-hall au reggae, l'album dégage une sérénité et un balancé irrésistible. Une fois de plus, je vous conseille l’achat de l’album en version collector pour sa finition et son DVD bonus plein de bonnes surprises.
par Baptiste Ligot
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HIP HOPERA
C'est en 2004 que le français Wax Tailor monte son projet solo et commence à sortir des premiers titres très appréciés. 'Hope and Sorrow' , son nouvel opus accorde plus de place aux séquences vocales et emprunte à la soul et au jazz leurs inflexions pour une musique qui se veut langage et oscille entre espoir et tristesse. Mondialement reconnu, Wax Tailor ne cesse d'innover dans la sphère hip-hop, renouvelant le genre, le faisant sortir de ses carcans et bouleversant nos habitudes musicales.
Wax Taylor c'est finalement un peu trip-hop, très inspirant et infiniment zénifiant ... Au fil des écoutes ce disque dévoile ses charmes un à un, un véritable effeuillage de sensations, un grand raffinement sonore qui m’a profondément séduit.
par Baptiste Ligot
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Pas facile d’enchaîner après un album porté aux nues comme l’a été ‘Funeral’, premier opus du groupe Arcade Fire. Se laisser aller à la facilité, surfer sur la vague d’une continuité paresseuse… Les tentations sont grandes. Contredisant toutes les mauvaises langues, les Canadiens survolent ici l’épreuve du deuxième album avec force et talent.
L’univers "spirituel" du projet peut désarçonner. Du nom de l’album à son enregistrement dans une église, les références religieuses sont nombreuses. Tout comme sur l’orgue du hit biblique ‘Intervention’… Autre élément à prolonger la digestion de cette oeuvre, la richesse et la diversité des pistes de ‘Neon Bible’. Chacune d’elles revendique en effet une identité singulière : l’hypnotique ‘Black Mirror’, ‘Ocean Of Noise’ et ses envolées épiques au violon, le nerveux ‘The Well And The Lighthouse’, le final quasi gothique ‘My Body Is A Cage’ sur lequel le chanteur Win Butler semble mettre son âme à nue…
Avec cet album complet et très réussi, Arcade Fire a su confirmer son immense talent.
L’édition limité collector en vaut vraiment la peine. On y trouve un très beau boitier Hologramme , un livret de 32 pages, deux petits livres qui nous livrent deux courts films si on tourne les pages très vite, et une pochette de CD en vinyle, le tout est de très belle facture et c’est tellement plus agréable d’avoir pour soi un objet un peu « particulier » !
par Baptiste Ligot
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A acheter les yeux fermés!
Surfeur australien et virtuose de la guitare, le trio du fabuleux John Butler mélange tous les styles dans sa musique.
Alternant morceaux de rock, reggae et blues, ils avaient franchi les océans à l'assaut de l'Europe, armés d'une musique sincère et énergique , et avaient réussi à rassembler les foules autour de sunrise over sea, leur premier album..
Placé sous le signe du groove, le nouvel album de The John Butler Trio, Grand National, va asseoir un peu plus clairement la popularité des Australiens en France, l'un des pays où ils cartonnent le plus. Dirigé par un guitariste au feeling horspair, ce trio mélange rock, funk et reggae entre tradition et modernité dans une avalanche de mélodies positives et de messages politiques.
par Baptiste Ligot
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